À la découverte de… Thiers

Suite à la déroute électorale sans précédent des diverses formations de la droite française, un effort de reconstruction de notre famille de pensée s’avère nécessaire. Plusieurs, déjà, s’y emploient ; malheureusement, et sans rien préjuger de l’action de ces militants, force m’est de constater chez eux de graves lacunes dans la connaissance de l’histoire de notre mouvement. En effet : si de plus en plus de personnes admettent la possibilité d’un rapprochement entre les libéraux et les conservateurs [1], il semble que la plupart des auteurs y voient une simple éventualité – une éventualité qu’il faudrait encourager, certes, mais qui impliquerait un réel travail doctrinal, une telle union n’ayant pas existé par le passé. C’est faire fi d’une longue tradition de penseurs et d’hommes d’État, qui ont su appliquer, dans leurs écrits aussi bien qu’au pouvoir, une ligne politique libérale-conservatrice parfaitement cohérente.

Parmi eux : Adolphe Thiers (1797-1877), auquel la présente étude est consacrée.

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Pourquoi débuter cette série par Thiers ?

D’autres personnages, moins connus, mais plus intéressants, auraient mérité cet honneur ; mais je me suis décidé pour Thiers, parce qu’il est, de toute évidence, le personnage historique le plus haï de toute l’histoire de France, et qu’il est grand temps que cette situation cesse.

Mais peut-être n’êtes-vous pas trop au courant de la cabale qui l’entoure…

Ouvrez un livre d’histoire, ou surfez sur internet, et vous constaterez rapidement que Thiers est la plupart du temps dépeint comme un monstre assoiffé de sang, au point d’être appelé par certains : « le massacreur de la Commune. »

Pour les gens comme moi, Thiers – ou, mieux encore : « Monsieur Thiers » –  c’est tout au contraire « le libérateur du territoire. »

Alors, qui était vraiment Thiers : un salaud, ou bien un héros ?

Si vous voulez le découvrir, il vous suffit de suivre cet article, ici.

 

NOTES :

[1] Voyez par exemple les réflexions de Drieu Godefridi, « Le libéralisme est-il conciliable avec le conservatisme ? » (Arguments), de Daniel Tourre, « Pour se recomposer, la droite devra concilier conservatisme et libéralisme » (FigaroVox) ou bien encore, celles de Frédéric Rouvillois et Christophe Boutin, « Le retour du conservatisme correspond à une aspiration profonde des Français » (FigaroVox).

[2] Comme d’habitude, mon étude consacrée à Thiers n’aura aucune prétention d’exhaustivité ; de nombreux aspects de sa vie et de son œuvre ne seront pas abordés.

Je me permets de conseiller aux lecteurs qui souhaiteraient en apprendre d’avantage la lecture de ce magnifique ouvrage : Monsieur Thiers (Paris, Plon, 1929), par Maurice Reclus. Naturellement, il est fort probable que vous ne parveniez pas à mettre la main sur ce livre, irremplaçable ; dans ce cas, il faudra vous reporter sur une des nombreuses biographies consacrées à Thiers dans la période récente (René de Castries, Monsieur Thiers, Paris, Perrin, 1983 ; Pierre Guiral, Adolphe Thiers, Paris, Fayard, 1986 ; Georges Valance, Thiers. Bourgeois et révolutionnaire, Paris, Flammarion, 2007 ; etc.).

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